08.05.2007

Les chapelles.

             

CHAPELLE ST ROCH


medium_A_001.jpgElle fut fondée dans les années 1630 suite à un voeu fait par la communauté de St Paul lors de la dernière grande épidémie de peste qui ravagea la Tarentaise.

Elle est sous les vocables de St Roch et St Blaise, tous deux saints guérisseurs. St Roch ayant été atteint de la peste, il est particulièrement invoqué dans la lutte contre cette maladie.

Souvent réparée, la dernière restauration date des dernières années du vingtième siècle.

L'artiste contemporain Daniel VENJEAN a restauré la statue de St Roch et a créé un retable très moderne mais respectueux de la tradition religieuse.

La pierre sacrée, jadis posée sur une modeste table, a été encastrée dans un autel en bois, rappelant le matériaux traditionnel des autels des églises de montagne.

Sur le devant de l'autel, le visage angoissée d'une femme noire rappelle l'actuelmedium_A_012.jpg fléau du continent africain : le sida, peste des temps modernes qui n'épargne pas le reste du monde.

Sur le tableau central un christ bénissant adoucit la dureté de l'agonie du crucifié qui le surmonte. A côté, St Roch, dont la main sur la poitrine rappelle qu'il est guérisseur.

Sur la prédelle, on reconnaît les 4 évangélistes. Posé en trompe l'oeil sur cette prédelle, un pot à lait évoque la villageoise qui, un instant, s'est arrêtée dans cette chapelle pour y prier. Discrète, au bas du tableau, comme dans une bulle de douceur, une vierge à l'enfant surmonte d'étranges hiéroglyphes laissant apparaître, pour qui sait regarder, le nom de St Roch.

L'ensemble de cette oeuvre chargée de symboles, dont volontairement nous ne donnons pas toutes les clefs, amènera peut être le visiteur d'un jour à s'interroger sur sa signification profonde.





LA CHAPELLE DU VILLARD


Elle fut fondé en 1676 par Claude BOZON, bourgeois de Moutiers, dont la famille était originaire du Villard.

medium_A_004.jpgElle est sous les vocables de St Claude, patron du donateur, St Grat : protecteur des récoltes de céréales et St François de Sales, saint savoyard qui fut canonisé en 1665.

Les fresques date de 1949, elles ont été réalisées par Jean Marie PIROT, plus connu sous son nom d'artiste : ARCABAS. L'oeuvre majeure de ce peintre, au talent reconnu dans de nombreux pays, est l'ensemble d'art sacré de l'église de St Hugues de Chartreuse.

Le tombeau de l'autel : la résurrection de Lazare.

Les fresques du Villard ont pour thème principal la vie et l'oeuvre de St François de Sales.

A l'extérieur, sur la façade principale, très dégradées, les allégories de l'Eglise et de la Synagogue.

Pour l'ensemble de ce travail ARCABAS a été secondé par un maçon d'une grande habileté, habitant de St Paul, M. CALDÉRINI. En effet la technique de la fresque demande une excellente connaissance des enduits afin que la surface à peindre soit irréprochable.

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LA CHAPELLE DU PARC


medium_A_015.jpgCette petite chapelle, guère plus grande qu'un oratoire fut fondée par testament de Jean Claude ROCHE du 3 juin 1734.

Elle fut d'abord sous les vocables de St Antonin et de St Donat que l'on voit agenouillés sur le tableau du dix huitième siècle qui surmonte l'autel. St Donat protège traditionnellement les sommets et les hauts pâturages, il protège également contre les orages.

A la fin du dix neuvième siècle on ajouta le vocable de St François Xavier, jésuite missionnaire en Asie et plus particulièrement au japon. Il est ici représenté sur le tombeau de l'autel prêchant deux japonais sous un cerisier en fleur. A l'arrière plan, les montagnes dont sans doute celle du Fuji-Yama.

Cet autel de création récente est l'oeuvre de Daniel VENJEAN. Comme un clin d'oeil à l'abondante iconographie de l'époque baroque, on y retrouve un bel ange blond, de même qu'une grappe de raisin et des épis de grains, symboles christiques.

A remarquer : la délicatesse du ciel ornant la voûte de la chapelle.

Malgré l'exiguïté des lieux, quelques mariages y furent célébrés.



LA CHAPELLE DU CUDRAY


Cette chapelle fut construite aux environs des années 1840 par les habitants du hameau. C'est la plus vaste de la commune. L'extérieur et la toiture ont été entièrement restaurée en 2004/2005.

Dans le clocheton surmontant la façade principale, une cloche d'un poids de 84 kilos. Elle fut fabriquée à Paris par l'entreprise DUBUISSON GALLOIS et Fils, fondeurs. Elle fut bénite le 8 février 1872, son parrain étant Sébastien BLANC et sa marraine Jeanne SANTIQUET.

Le vieux plancher vermoulu fut remplacer par une dalle de béton en 1987.

Elle est sous le double vocable de Ste Agathe et Ste Apollonie ; deux saintes au culte populaire en Savoie. Ste Agathe est la patronne des nourrices mais elle est également fréquemment invoquée dans la lutte contre les incendies et contre la foudre. Ste Apollonie est la patronne des dentistes.

Le grand tableau qui surmonte l'autel est l'oeuvre d'un peintre mauriennais :

Charles TARAVEL, il est daté de 1835.

A la fin des années 1990, la commune envisage la restauration de la chapelle. Déjà Jacques DARET pense à l'enrichir d'un décor peint, mais à l'intérieur. Il envisage soit des peintures murales, soit des peintures sur panneaux de bois à fixer au mur ; il pourrait s'agir d'une représentation du hameau avec des scènes de vie paysanne.

medium_chataignier032007_018.jpgLa commune choisit alors de restaurer d'abord l'extérieur de la chapelle en commençant par la toiture. Lorsqu' arrive le moment de la restauration des façades Jacques DARET formalise son projet avec le conseil municipal et la Palette Albertvilloise. Après l'étude de différents scénarios, le choix est arrêté sur le schéma de ce que l'on peut maintenant admirer. D'un côté une femme tend une gerbe de blé à l'enfant Jésus , de l'autre un homme tend une grappe de raisin au même enfant Jésus. Les personnages sont vêtus à la mode du début du vingtième siècle. Dans un coin une colombe tenant un brin d'olivier symbolise la paix mais on pourrait aussi y voir le symbole de la trinité.

L'ensemble sera sobre mais éloquent, symbolisant bien les activités rurales d'antan et respectant au plus près ce que furent les femmes et les hommes du lieu. Les travaux seront achevés dans le courant de l'été 2006. Martine JAVALLET et Brigitte GORRY sont les deux artistes qui ont réalisé ces peintures murales.

 


CHAPELLE DE MONSLACON


medium_paysages22042006_006.2.jpgC'est la plus ancienne, elle se situe à 1120 m d'altitude sur le chemin du col de Basmont. Son existence est déjà attestée en 1540. Elle est sous le double vocable de St Bernard des Alpes et de St Antoine (ermite).

Son architecture est originale. Un clocheton assez trapu domine le mur pignon. Le toit, à l'origine en chaume, a gardé ses mantelures. La porte étroite et basse, encadrée par deux petites fenêtres, est surmontée d'un arc en pierres de tuf. Pour pénétrer dans la chapelle il faut descendre quelques marches taillées dans le roc.

La toile datée de 1633 qui surmontait l'autel est désormais dans l'église paroissial de St Paul. On y voyait les deux saints patrons de la chapelle. Elle avait été offerte par un chanoine TROLLIET, issu d'une famille noble de Moutiers. C'est le même qui fit également des dons d'oeuvres d'art à la chapelle Notre Dame de la Vie à Saint Martin de Belleville.

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